Samedi 2 août 2014, la mobilisation était totale. Le stade olympique de Nouakchott était plein. C’était à l’occasion de l’investiture du président Mohamed Ould Abdel Aziz pour un second mandat.
Informé par la maitresse de maison que la bonbonne de gaz de 12 kg avait rendu l’âme, Mohamed (appelons-le ainsi, comme le commun des mortels) la traîna vers la boutique du coin où l’épicier avait déjà accepté, conformément au principe de bon voisinage, de lui « ouvrir un carnet » (c’est ainsi qu’on appelle le cahier nominatif o




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