
L’Initiative de Résurgence du Mouvement Abolitionniste (IRA Mauritanie) a dénoncé, dans un communiqué rendu public vendredi, l’enlèvement de la députée Mariem mint Cheikh, survenu dans la nuit du 9 au 10 avril à son domicile situé dans la banlieue sud de Nouakchott.
Selon l’organisation, la parlementaire, engagée dans la défense des droits humains et la lutte contre les séquelles de l’esclavage, aurait été interpellée vers 22h35 par des éléments armés et encagoulés. Son nourrisson (Biram Diodié), âgé de trois mois, aurait également été emmené avec elle.
IRA Mauritanie affirme que cette interpellation est intervenue en dehors du cadre légal et dénonce une « atteinte grave » aux droits fondamentaux, rappelant que la députée bénéficie d’une immunité parlementaire. L’organisation évoque un contexte marqué par des tensions accrues autour des questions liées aux libertés publiques et aux activités des militants abolitionnistes.
Le communiqué indique par ailleurs que cette arrestation fait suite à une intervention en direct sur les réseaux sociaux au cours de laquelle Mariem mint Cheikh aurait dénoncé des discriminations et des conditions de détention de certaines militantes.
Face à cette situation, IRA Mauritanie exige la clarification immédiate du lieu de détention de la députée et de son enfant, ainsi que leur libération «sans conditions ». L’organisation appelle également à l’ouverture d’une enquête «indépendante et transparente » afin d’établir les circonstances de cette interpellation.
Enfin, IRA Mauritanie tient les autorités responsables de la sécurité et de l’intégrité physique de la députée et de son nourrisson, tout en appelant l’opinion nationale et internationale à se saisir de cette affaire.




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