Faits divers…Faits divers…

15 April, 2026 - 16:21

Meurtre à Toujounine

L'insécurité est de mise au quartier PK 8. Chaque jour y subit son lot de délits et crimes. Les commissariats de police de la zone ne chôment jamais et leurs violons ne désemplissent pas... Plusieurs bandes de récidivistes et autres genres de malfaiteurs circulent dans ce quartier populeux et font d’autant plus facilement ce qu'ils veulent sans rien craindre que les patrouilles de police sont rares en ces contrées perdues. Les habitants du PK 8, Sbeïkha et Leegeïla souffrent donc en silence et se barricadent dès la tombée de la nuit. Ce qui n'a hélas jamais empêché les cambriolages, les vols, les agressions et même les viols, parfois...

Il y a quelques jours, un cadavre a été découvert très tôt le matin devant une épicerie située au fond du quartier Sbeïkha. Un homme décapité à coup de machette gisait dans une mare de sang. Après les formalités routinières des autorités, les habitants du quartier ont pu identifier la victime. Il s'agit du pauvre gardien d’une épicerie, qui aurait voulu empêcher les membres d'une bande de la cambrioler. C’est sa farouche résistance qui les a amenés à l'éliminer. La police a ouvert une enquête, mais, à ce jour, aucun suspect n'a encore été arrêté.

 

La terreur de Sbeïkha

Le quartier périphérique de Sbeïkha se trouve à hauteur du PK 8 de de Toujounine, non loin du quartier isolé de Leegeïla. Dans ces contrées perdues, des bandes de malfaiteurs font la loi. Leurs membres circulent et sévissent jour et nuit en toute impunité. Des vols, cambriolages et agressions sont signalés, chaque jour, dans les commissariats de police environnants. Les braquages se déroulent en plein jour. Les habitants de ce quartier déclarent vivre dans une terreur continue jour et nuit. Plus personne n'ose sortir avec son sac ou son téléphone...

Une bande composée de récidivistes, pour la plupart, occupe les rues très tôt la nuit. Tout passant est braqué et parfois agressé. Une de leurs victimes – un jeune homme – a appelé le numéro vert de la police vers 21 h. Les flics ne se sont rendus sur place que deux heures plus tard. Conduits, par le plaignant, dans une rue où traînaient encore des membres de ladite bande, ils ne les ont pas embarqués. Ce qui laisse croire aux résidents du quartier que ces hors-la-loi bénéficient de la protection d’un des policiers. Quoiqu’il en soit, la « bande des vingt » ne cesse de terroriser les habitants de Sbeïkha dont les nombreuses plaintes n’ont toujours pas permis, à ce jour, de mettre fin à ce supplice.

 

Des bandes de jeunes voyous sévissent au Sud-est de Nouakchott

La zone de Tin Soueïlim et Arafat souffre, elle aussi, d'une insécurité chronique, jour et nuit. À Tin Soueïlim, une bande de voyous mineurs circule et poignarde toute personne croisée, avant de vider ses poches et fuir. Jeudi dernier, ils ont suriné un jeune enseignant près du dispensaire vers 22 h, emportant son boubou et ses chaussures avec, bien sûr, son portable. Deux cent mètres plus loin vers le Sud, ils s’en sont pris à un autre jeune homme qui a pu sauver le contenu de ses poches, avant que l'intervention de passants ne fasse fuir les assaillants...

Ils ont également essayé de s’emparer d’un véhicule, mais son propriétaire, apparemment coriace, les en a empêché, avec l'aide d'un motard de passage. Croyant que celui-ci était un policier, les chenapans se sont enfuis dare-dare... Une autre bande a poignardé plusieurs personnes au quartier « Virage Ould Greïmich », il y a deux nuits de cela. Ils ont aussi battu et pillé un motocycliste qui transportait des colis « Sehdini » dans le même quartier. À Arafat, entre les poteaux 14 et 20, les habitants vivent une terreur continue dès la nuit. Des bandes armées de poignards et machettes circulent, attaquent les passants, parfois les boutiques et même les domiciles. « Si les autorités n'interviennent pas, cela ira de pire en pire », déclare un boutiquier de la zone.

 

Mosy