
Le Calame : L'accueil populaire réservé au président Ghazouani lors de ses récents déplacements a suscité un vif intérêt. Quel commentaire cela vous inspire-t-il ?
Cheikh Maata : Avant tout, je vous remercie de me donner l'opportunité de m'exprimer sur l’actualité de notre pays. Cet engouement n'est pas le fruit du hasard. Il reflète une attente profonde et, surtout, une validation de la politique menée par le président Mohamed Cheikh El Ghazouani. Pour les Mauritaniens, c’est un indicateur de confiance envers sa vision économique et sociale. Ce soutien populaire massif témoigne de l'impact symbolique du Président : il incarne une volonté de développement participatif qui rassure aussi bien à l’intérieur du pays qu’à l’International.
- Les citoyens restent préoccupés par la vie chère, notamment les prix du carburant et du gaz. Comment jugez-vous les mesures sociales prises pour protéger le pouvoir d'achat ?
- En restant très proche des réalités de ma commune, Riyad, je peux vous dire que ces mesures étaient attendues. L’intervention de l’État sur les prix du gaz et des produits de première nécessité apporte un soulagement réel aux ménages les plus vulnérables. C'est une bouffée d'oxygène indispensable. Toutefois, le défi reste le suivi : pour que ces dispositifs soient pleinement efficaces, nous devons veiller à une mise en œuvre rigoureuse et transparente afin que l’aide arrive directement à ceux qui en ont le plus besoin. Nous nous y attelons avec les autorités.
- Le processus de dialogue semble marquer le pas. Certains parlent de blocage. Partagez-vous cette opinion ?
- Je ne parlerai pas de blocage, mais plutôt d'une phase de maturation pour garantir un bon départ. Un dialogue inclusif n’est pas un simple exercice de style ; c'est un levier stratégique pour la cohésion nationale. L’opinion publique aspire à voir ce processus avancer, et il est crucial que tous les acteurs reviennent à la table avec une volonté sincère de consensus. Au sein de l'INSAF et de la majorité, nous œuvrons activement pour que cette initiative personnelle du chef de l'État aboutisse à des accords concrets pour la paix sociale.
- Votre parti est engagé dans une vaste entreprise de redynamisation. Comment cela se traduit-il sur le terrain à Riyad ?
- À Riyad, la mobilisation est totale. Nous ne nous contentons pas de restructurer des instances, nous renforçons notre ancrage à la base. Cela passe par des campagnes de sensibilisation et des consultations directes avec les citoyens pour mieux intégrer leurs préoccupations. L’idée est de faire de l’INSAF un parti plus réactif, un véritable bras politique qui porte l'action du président de la République et de son gouvernement au plus près du quotidien des habitants. Nous sommes aujourd'hui dans une dynamique très positive.
- Cette redynamisation pourrait mener à une réimplantation complète du parti, une opération qui inquiète parfois les cadres. Comment préparez-vous cette étape ?
- La réimplantation ne doit pas être perçue comme une menace, mais comme une opportunité de renforcer notre démocratie interne. À Riyad, nous privilégions la transparence et l’inclusion pour dissiper les craintes. En misant sur le dialogue et la formation de nos militants, nous construisons un climat de confiance. L'objectif est d'aboutir à une organisation plus représentative et plus efficace, capable de relever les futurs défis électoraux sans tensions inutiles. Nous y travaillons avec la direction du parti.
Propos recueillis par Dalay Lam




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