
Nous sommes un pays souverain. Depuis longtemps. C'est vrai que devant les États-Unis d'Amérique nous sommes un petit pays. Notre président l'a dit à Trump. C'est normal. Les fous sont imprévisibles. Il faut savoir les contourner. Intelligemment. Tout ça, c'est pour dire que notre président, c'est notre image. Autant, il ne veut pas qu'on lui dise même pas un petit mot. Deux honorables députés l'ont appris à leurs dépens. Histoire de symboles. Comme au beau vieux temps de l'école publique. Autant notre président aurait dû ne pas faire ce que nous le peuple ne voulons pas. À la dernière rencontre de Dakar, il fallait s'y rendre dans un grand avion estampillé République Islamique de Mauritanie. Et revenir dans ce même avion aux couleurs nationales. Un président très regardant sur les symboles ne devrait pas faire ça. Nous sommes quand même un pays souverain depuis au moins plus de six décennies. D'un président à un autre. Notre patron national connaît les prix par coeur. L'ognon, la carotte, le navet, la menthe, le riz, le lait, le sucre, le poulet, la viande, le poisson et tous les autres produits consommables. Il connaît ces prix comme une ménagère. Il était en France. Il a géré les subversifs de la Diaspora. Il a demandé les prix dans les magasins parisiens et sur les étals de la banlieue. Notre patron national est aussi un spécialiste du protocole et de la direction du cabinet. Il donne la parole. Il la retire. Il gesticule. Il grimace. Il se morfond. Il se place. Il se déplace. Vraiment, on ne sait plus on est où là. Salut!
Sneiba El Kory




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