Qui sème le vent récolte la tempête

27 April, 2026 - 18:00

Trump et Natanyahu, deux psychopathes pressés d’en finir avec le Monde d’ici-bas.
Les deux se distinguent par une psychologie exceptionnelle, caractérisée par à la fois l’inhumanité et l’inimitié. Chacun traine avec lui un ou plusieurs lourds (parfois sales) dossiers judiciaires. Chacun se démène pour le camoufler quitte à le faire dans des mers de sang humain.
Dans leur funeste entreprise, les deux réunissent une seule chose : le rejet de toute forme d’amitié. Seuls, ils se croient invincibles. Pourtant leur sacrée connivence ne rapporte jamais de victoire. D’échec en échec, ils persistent à chercher l’idéale victoire, « la victoire totale », comme ils se plaisent à l’appeler. L’armée américaine, bien qu’elle soit incontestablement la première du monde a toujours perdu ses célèbres guerres d’agression.
 

Un bilan macabre mais mitigé
La destruction systématique de Gaza et le génocide à ciel ouvert commis sur ses habitants n’ont pas réussi, ni à pousser les survivants des populations à fuir et à abandonner leur si chère patrie, ni même à éradiquer le Hamas et les autres composantes de la résistance palestinienne.
Même chose au Liban. Le Hezbollah, né dans le feu de la résistance à l’occupation israélienne, a toujours survécu aux innombrables assassinats, pogroms et meurtres. Il revient avec force dans la reprise en cours des hostilités liées à l’agression contre l’Iran. Cette énième guerre US dans la région ne présage pas de meilleurs résultats pour nos deux héros, nos deux Rambos, nos deux gladiateurs sur le ring du Proche Orient.
 

Nouvelle conquête coloniale
Tout indique qu’ils ont déjà perdu la guerre dite Guerre d’Iran. L’une des appellations sournoises pour ne pas appeler les choses par leurs véritables noms: l’agression israélo-US contre l’Iran. Depuis quelques temps, Trump se tracasse pour trouver une issue quelconque de secours. L’autre, Netanyahu, le véritable instigateur des deux dernières guerres d’Iran, persiste dans sa fuite en avant sans aucune issue possible et surtout sans aucune perspective d’avenir.

La faute capitale
Après de longues méditations des uns et de multiples faux-fuyants des autres, on se rend aujourd’hui à l’évidence que le malheur du monde d’après-guerre, la deuxième guerre mondiale, réside dans une erreur capitale: la création de l’entité sioniste, l’Etat d’Israël.
De bonne ou de mauvaise foi, sortis exténués d’une guerre meurtrière planétaire, les cofondateurs de cette entité étatique, a priori raciale et raciste, dans un espace déjà peuplé, n’avaient pas bien réfléchi leur projet miné d’avance. Ou bien ils avaient en tête des précédents semblables jugés réussis.
 

Inspiration génocidaire
Comme, dans le temps, il a fallu nettoyer dans le sang le continent américain de ses habitants autochtones jugés archaïques pour fonder et établir sur leurs décombres de nouveaux Etats « civilisés », il fallait ainsi tenter une expérience pareille. Donc pourquoi ne pas forcer une répétition de l’histoire? Et la répétition eut lieu. Mais malheureusement, les deux fois, la première et la seconde, furent des tragédies, probablement la dernière, toujours en cours, est doublée de farce.
 

Un Etat discriminatoire
Ainsi donc, depuis sa création le nouvel état sioniste, désormais proclamé juif dans un espace multiculturel et multiconfessionnel, est né dans la guerre et n’a cessé d’exister par la guerre. Espère-t-il que celle-ci soit sa dernière guerre? Espérons-le, nous, qu’elle soit ainsi au profit des peuples victimes de ses excès.
 

Des ambitions démesurées
Nos deux psychopathes étalent au grand jour leurs ambitions: Trump œuvre pour la conquête du monde, Netanyahu se limite pour l’instant à celle du Proche Orient. D’où des divergences parfois aiguës, d’où le secret de leur sainte alliance, condamnée d’avance à ne jamais bénéficier de sympathisants ou d’amis intimes. Devant l’élan expansionniste de l’un ou de l’autre, chacun craint pour son propre lopin de terre. C’est pourquoi les amis d’hier, de l’un comme de l’autre, pourtant si nombreux auparavant, ne cessent de s’éloigner et de se démarquer d’eux. C’est ainsi que les nombreux pays, complices invétérés d’hier des agissements de nos deux va-t-en guerre d’expansion, crient aujourd’hui au scandale et cherchent désespérément à sauver le moindre pan d’une paix mondiale menacée dans ses fondements onusiens.
 

Qui sème le vent…
« Israël rejette toute participation de la France à des négociations internationales sur le Liban », écrit ce matin le quotidien Le Monde. La France de Macron récolte ainsi les fruits de ses complicités avec la politique fascisante de la clique de Netanyahu. Les grands éditorialistes US versent dans le même sens. Trump s’en prend à ses alliés d’hier de l’OTAN. Ceux-ci cherchent désespérément à leur tour un nouvel protecteur moins égoïste, moins lâche. Tâche difficile pour le moment. Entre-temps le paradis du Golfe se transforme en enfer pour ses émirs dans leurs émiratis.Partout on crie Au Secours!
« Il n’est jamais trop tard », dit-on. Cette fois-ci il se pourrait que ça soit bien le cas.

A S Elmoctar-Cheddad

 

 

 

 

 

Trump-Netanyahu, nos deux Rambos: une complicité impitoyable!