
Meurtre à Riyad
Riyad et les PK forment une zone parmi les moins sûres de Nouakchott ; inutile, hélas, de le rappeler. Le taux de criminalité y est très élevé et les violons des commissariats de police font toujours le plein... Les meurtres sont fréquents dans ces populeux quartiers. Il est rare qu'une semaine ne se passe sans qu'un meurtre n’y soit commis. Le plus souvent sous l'effet de stupéfiants, des bandes de jeunes poignardent de ci, de là, sans se soucier des conséquences. Certains de ces abominables actes perpétrés les derniers mois passés hantent encore les mémoires... Les agents des trois commissariats de police de la zone manquent d’autant moins de boulot que la poudre blanche et le soum-soum y sont distribués un peu partout.
Vendredi 1er Mai vers 23h au PK 12, un jeune homme qui passait par une rue secondaire a été soudain encerclé par trois djenks. L'un d'eux a voulu lui subtiliser son téléphone. Le jeune homme ne laisse pas faire et assène un crochet à son assaillant. L'un des complices de ce dernier le poignarde aussitôt dans le dos. Il s'écroule dans une mare de sang. Les malfaiteurs s'emparent alors du téléphone et disparaissent dans l'obscurité. Une foule de badauds entoure bientôt le cadavre. On informe la police qui cerne le lieu un quart d'heure plus tard, puis le substitut du procureur se présente pour les formalités d’usage. Après quoi le cadavre est évacué vers la morgue pour subir une autopsie, tandis que la police ouvre une enquête. Aux dernières nouvelles, aucun suspect ne semble avoir été arrêté.
Un commerçant arnaqué
Au marché de Toujounine, voici un quincailler vendant divers produits pour la construction. Il y a quelques jours, il a reçu la visite d'un jeune homme apparemment nanti, se déplaçant à bord d'une grosse cylindrée. Celui-ci lui présente une commande de quelques centaines de milliers d'ouguiyas, ajoutant qu'il va contacter sa sœur, et fait alors semblant de parler au téléphone. « Ha ! », s’exclame-t-il en suivant, « mon portable s'est déchargé !Peux-tu me prêter le tien pour finir la communication avec ma parente qui va payer la commande ? – Tiens, le voilà ! », lui répond sans aucune arrière-pensée le commerçant. L’autre s’éloigne un peu en faisant semblant de téléphoner, puis revient et rend le portable à son propriétaire. « Allez, salut et à bientôt ! Je vais maintenant récupérer l’argent pour payer la commande ! ». Deux heures après le départ de son client et voulant lui-même utiliser son téléphone, le quincailler constate que la puce de celui-ci a disparu. Il se rend alors dans une agence GSM pour renouveler son abonnement… et se rendre compte, une fois l’opération exécutée, que tout son crédit Bankily a été volé ! Le commissariat auprès de qui il porte plainte l’a renvoyé à la brigade de cybercriminalité. À ce jour, l'enquête n'a pas encore donné de résultats.
La poursuite
Dans un quartier de Mellah connu pour son insécurité et la prolifération de la drogue, les habitants ont vécu une nuit digne d'un film de gangsters. Il y a trois nuits, trois policiers en civil qui surveillaient un repaire de malfaiteurs voient, vers 22h, les deux suspects qui s'y trouvaient faire le mur en sautant dans la rue opposée. Les flics leur courent après comme des lapins, mais en vain, car les lascars cavalent comme des athlètes sous les yeux des passants matant la scène. Enfin les policiers parviennent pourtant à se rapprocher de leurs proies, mais l'un des fuyards pénètre dans une maison, tandis que son complice continue sa course. Abandonnant la poursuite de celui-ci, les policiers cernent aussitôt cette maison. Les habitants de celle-ci en sortent et bloquent la porte d'entrée, refusant de parlementer avec les flics qui veulent appréhender le suspect. On appelle alors des renforts, la maison est bientôt investie et voici le voyou embarqué, menottes aux poings, à la grande joie du public qui encourageait à forcer le respect de l'État !
Mosy




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