Réaction à l'article de Adama Bocar Soko

4 May, 2026 - 20:59

Ce texte écrit dans Le Calame du 23 avril 2026 par l’ancien ministre Adama Bokar Soko mérite d’être salué pour sa profondeur, sa sincérité et sa portée stratégique. Il ne s’agit pas simplement d’un témoignage, mais d’une véritable réflexion d’État sur ce que signifie conduire une réforme dans un secteur aussi structurant que l’éducation.
L’analyse qui s’en dégage est à la fois lucide et constructive. Elle met en évidence une compréhension rare des enjeux : la réforme n’est pas un acte ponctuel, ni un simple exercice technique, mais un processus exigeant, ancré dans la continuité historique, nourri par l’intelligence collective et guidé par un sens élevé de responsabilité morale. Le refus de la rupture artificielle au profit d’une construction progressive sur les acquis passés témoigne d’une maturité politique et institutionnelle remarquable.

Une portée universelle

L’accent mis sur la nécessité de « voir clair » avant d’agir constitue également un point fort. Il rappelle une vérité essentielle souvent négligée dans les politiques publiques : aucune transformation durable ne peut être menée sans une maîtrise rigoureuse des données et une compréhension fine des réalités du terrain. De même, l’ouverture aux différents acteurs — nationaux comme internationaux — illustre une approche inclusive, seule capable de garantir l’appropriation et la pérennité des réformes.
Par ailleurs, la dimension humaine du propos, notamment à travers les références aux enfants et aux générations futures, confère à cette réflexion une portée universelle. Elle rappelle que, derrière les politiques éducatives, il y a avant tout un contrat moral entre une nation et son avenir.
À ce titre, je tiens à adresser mes félicitations sincères à l’auteur pour la qualité de cette intervention, à la fois inspirante et structurée. Elle traduit un engagement authentique, une hauteur de vue et une rigueur qui forcent le respect.
Je souhaite également exprimer ma gratitude pour avoir eu l’opportunité de le connaître et de travailler à ses côtés durant cette période. Cette expérience a été, à bien des égards, enrichissante, tant sur le plan professionnel qu’humain. Elle a permis de mesurer de près les exigences, mais aussi la noblesse, de l’action publique lorsqu’elle est guidée par la conviction et le sens du devoir.
Un tel témoignage ne se contente pas de relater une expérience ; il contribue à nourrir la réflexion collective sur la conduite du changement et sur les conditions d’une réforme réussie.
Avec mes remerciements renouvelés pour tout…

Votre frère et ami Jiddou Hamoud Derdeche