
L'ancien président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz accuse les autorités actuelles de vouloir vendre ses biens saisis sous couvert de procédures judiciaires. Dans une lettre adressée au président Mohamed Ould Ghazouani le 28 avril, il revient sur la provenance et la nature de ce qu’il appelle ses biens et dont voici la présentation qu’il en fait:
- biens provenant de Ghazouani lui-même : 5,5 millions €, 5 millions $, et 50 Toyota Hilux qu’il dit avoir reçus de Ghazouani à titre de don. Il nie donc tout enrichissement illicite.
- confiscation est illégale : la décision de justice parle de "fonds provenant du crime" sans prouver le crime ni identifier clairement les biens. Pour l’ex-Chef de l’Etat, c’est une "farce judiciaire" menée par des politiciens corrompus.
- Aziz dit avoir été blanchi concernant l’argent public : Les tribunaux l’ont acquitté des accusations de détournement, trafic d’influence et abus de biens publics. Il dit sortir "l’esprit serein" de cette affaire.
- Il dénonce la corruption sous Ghazouani : En 7 ans, aucune procédure n’aurait abouti contre les vrais responsables de pillage. Il cite la SONIMEX, CAMEC, Mauritania Airlines, la Banque Centrale... et un rapport de la Cour des comptes évoquant 450 milliards d’ouguiyas détournés.
- Bilan judiciaire : Un seul condamné en 7 ans de "lutte anti-corruption", sans preuve de détournement d’un centime selon lui.
Il conclut que cette opération vise à le "détruire politiquement" et à ouvrir la voie au pillage, disant prendre le peuple mauritanien à témoin.




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