
Drogue, quand tu nous tiens !
Comme nous l'avons toujours souligné, notre pays vit une situation sécuritaire délicate. Certes, le taux de criminalité au niveau de nos grandes villes monte toujours en flèche, mais cela est cependant un problème secondaire par rapport au dangereux phénomène des stupéfiants et autres matières toxiques... La drogue a proliféré de façon si grave que sa consommation et sa distribution sont devenues quasiment banales. Il y a des zones et quartiers où celles-ci dans les rues au vu et au su de tous ne dérange plus, laissant les passants indifférents, notamment à Mellah, Gazret Chebab, Neteg ou El Kouva...
Tout dernièrement, le commissariat anti-drogue a démarré une opération de grande envergure pour essayer de limiter au mieux ce grave et dangereux phénomène. En quatre mois, les agents de ce commissariat d'élite sont parvenus à démanteler des dizaines de filières et réseaux, mauritaniens et étrangers. Ils ont aussi pu saisir de grandes quantités de drogues en tout genre.
Cette semaine, ces flics ont commencé à mener des opérations à l’intérieur du pays. Après avoir reçu des renseignements fiables sur un trafic de stupéfiants au Tiris Zemmour, ils se sont rendus à Bir Moghrein, à l'extrême Nord du pays, pour surprendre les membres d'une bande qui venaient de recevoir une grosse cargaison de chanvre indien, haschisch et autres. Ils en ont arrêté plusieurs, mauritaniens et étrangers, avant d’investir leur repaire, et mis la main sur des véhicules tout-terrain et de grandes quantités de drogues diverses. Leur chef, E.C., est un récidiviste connu.
Les conséquences du phénomène de la drogue sont innombrables, avec des crimes quotidiennement perpétrés à Nouakchott, Nouadhibou, Rosso ou Zouérate… Tout dernièrement à Rosso, un jeune homme a grièvement poignardé son frère qui est malheureusement décédé, suite à ses blessures. La police poursuit l’enquête, mais n'a pas encore pu définir la cause exacte du drame. Ce qui est sûr, c'est que la drogue n'est pas étrangère à cette affaire...
Une bande de voleurs de bétail démantelée
Le vol de bétail est courant à Nouakchott. Chaque jour, des chèvres, moutons, cabris ou agneaux disparaissent sans laisser de traces. D'habitude, c’est l’œuvre de voleurs professionnels qui savent comment mettre la main sur le bétail de façon discrète et sûre, comme le fameux « Dhib ». Quelques jeunes dépravés fils de nantis s'y adonnent aussi parfois, à bord de voitures le plus souvent volées... Après avoir reçu plusieurs plaintes et déclarations, le commissariat de police Riyad 3 a décidé de mener une enquête. Ses agents ont fini par arrêter une bande de plusieurs hommes qui opéraient à bord d'une Toyota Avensis break de couleur bleue immatriculée : 3474 AC O6. Leur repaire contenait une bonne vingtaine de chèvres et moutons. Plusieurs de celles-ci ont été rendues à leurs propriétaires qui les avaient reconnues. Parmi les suspects, on compte quatre récidivistes qui avaient bénéficié de la dernière grâce présidentielle. Le cinquième est un receleur qui s'occupait de la vente des bêtes volées. Tous ont été déférés et écroués.
Le colis
La gendarmerie a, depuis quelques temps, commencé à jouer un grand rôle dans la lutte contre le trafic de stupéfiants et d’alcools. Elle a pu tout dernièrement démanteler un important réseau de trafic de drogue à Nouakchott. Ses brigades cynophiles font de leur mieux en passant au crible toutes les colis, sacs, valises et marchandises à bord de véhicules qui quittent ou se rendent dans les grandes villes.
Au cours de cette semaine, une voiture légère de transport en commun arrive au poste mobile de gendarmerie situé au Pk 85 sur l'axe Nouakchott-Tiguint. Le chauffeur freine, comme d'habitude, entre au poste pour ressortir aussitôt et s’apprête à continuer sa route. Mais un des gendarmes lui ordonne de ne pas repartir. Le chauffeur s'étonne et demande des explications. Le gendarme lui répond qu'il va perquisitionner le véhicule. On ordonne au passager de descendre et l’on ouvre tout d'abord la malle arrière. On fouille tous les bagages sans rien découvrir de suspect. « Remontez », demande le chauffeur aux passagers. « Non, dit le gendarme, « je vais perquisitionner l'intérieur du véhicule. - Mais, il n'y a pas de bagages dedans ! », lance le chauffeur. Le gendarme insiste et commence à fouiller le dessous des sièges. Il y découvre un grand sachet blanc contenant un paquet fortement emballé avec des plaques d'aluminium. Lorsqu'il l'extrait, le chauffeur apparemment angoissé dit qu'il s'agit d'un colis sans problèmes qu'il devait déposer quelque part. Le gendarme appelle alors son chef qui lui ordonne d’emmener le paquet au poste, ainsi que le chauffeur qui n'arrive plus à cacher sa peur. On ouvre l’emballage et l’on découvre alors qu’il contenait vingt-deux bouteilles d'alcool soigneusement rangées.
Mosy




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