
Considérer qu’un parti majoritaire dans son pays, et plus encore dans un État dont le rayonnement diplomatique, l’influence régionale et le positionnement géostratégique sont reconnus, aurait besoin d’une intervention individuelle ou de démarches particulières pour être invité par un parti politique d’un autre pays, relève soit d’une méconnaissance totale des usages diplomatiques et politiques, soit d’une manifeste mauvaise foi.
En effet, les relations entre les grandes formations politiques de pays liés par l’histoire, la géographie, les intérêts communs et une coopération constante ne se construisent pas sur des initiatives personnelles ou des réseaux informels. Elles reposent sur des canaux institutionnels clairement établis, respectés par toutes les parties.
Il est donc regrettable de constater que certains cherchent à orienter les projecteurs vers leurs amis, leurs soutiens ou leurs supposés commanditaires, quitte à minimiser le rôle et la crédibilité des institutions de leur propre pays.
Cette démarche est d’autant plus surprenante lorsqu’il s’agit d’un parti au pouvoir dirigé par un ancien Premier ministre, dont l’expérience de la gouvernance et la connaissance des relations politiques internationales sont largement reconnues. Une telle formation politique n’a nul besoin d’intermédiaires pour être identifiée, reconnue ou invitée par ses homologues étrangers.
S’agissant précisément de l’invitation en question, il convient de rappeler qu’elle a été transmise à l’INSAF dans les formes habituelles et conformément aux usages établis entre partis politiques. La délégation appelée à représenter le parti a été désignée par son président, dans le respect des prérogatives qui lui sont conférées.
Cette représentation a d’ailleurs été largement saluée par la presse sénégalaise, qui y a vu, elle, tout simplement la traduction d’une relation politique et institutionnelle normale entre deux formations partageant des liens de coopération et de respect mutuel.
Les faits sont donc clairs et ne prêtent à aucune interprétation fantaisiste.
Souleimane Bouna Moctar
Conseiller spécial du Président de l’INSAF




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