Faits divers…Faits divers…

9 July, 2026 - 04:37

Un commerçant roulé dans la farine

Au marché de vente en gros de denrées principales communément appelé Charé Errizgh de la capitale, un grand commerçant était occupé à des transactions dans son magasin. Soudain, un homme d'apparence nantie, portant de beaux habits et sentant bon parfum, descend d'une Toyota V8 dernier cri et entre. Après salutations, il propose au commerçant une bonne affaire. Ce dernier l’écoute avec attention. « Je viens de débarquer une cargaison de bidons d'huiles, destinée à des commerçants de l'intérieur ; mais je n'ai pas pu les joindre et le propriétaire du hangar où sont déposées les marchandises accumule les redevances de dépôt. Je me vois donc obligé de vendre cette cargaison à bas prix pour ne pas y perdre », propose-t-il. Gourmand, notre ami lui propose de les lui racheter à moitié prix. Après moult discussions, l’homme accepte et les voilà d’accord sur un montant de 23 millions MRO. Le commerçant qui en disposait déjà de dix-huit s’empresse d’aller emprunter le reste. 

« Je vais t’accompagner pour réceptionner les marchandises », propose le vendeur. Et, laissant sa VX garée devant la boutique de son client pour le rassurer, il embarque avec lui dans son véhicule. Arrivés devant un magasin du marché marocain, il lui dit de lui passer le montant qu'il met dans son sac et lui demande d’attendre sur une chaise, tout en ordonnant à un quidam de « préparer du thé, vite ! », avant de sortir « pour aller chercher la clé de l’entrepôt », dit-il. Le pauvre commerçant patiente une bonne heure avant le téléphoner à l'un de ses employés et lui demande de voir si la VX est toujours en place. « Oui, oui, pas de problèmes, patron ! », répond celui-ci.

Ainsi rassuré, le commerçant passe une seconde heure encore à attendre, avant de s’adresser aux personnes présentes dans la boutique où l'a laissé son vendeur. Ceux-ci répondent ne pas connaître celui-ci, ne l’ayant jamais vu avant son arrivée avec lui.« Il nous a juste demandé de faire du thé et nous ne pouvons refuser ce service à quiconque ». Se rendant alors compte qu'il a été roulé, il part faire une déclaration auprès de la police, en les informant que la fripouille a laissé son véhicule garé devant son commerce. Mais, une fois vérifiée, l’info se révèle sans valeur… puisque la VX est déclarée volée depuis une semaine ! Et le pauvre homme de se mordre, depuis, les doigts, tandis que la police intensifie ses recherches pour mettre la main sur le truand.

 

Un réseau de dealers démantelé

La brigade mixte qui dépend de la compagnie de gendarmerie de Nouakchott Ouest n’a cessé de lancer ses agents aux trousses des trafiquants de drogue et autres matières toxiques. Elle a déjà démantelé plusieurs filières et réseaux de distribution de stupéfiants... Au cours de cette semaine, ces patients limiers ont pu mettre la main, après une période de surveillance étroite mais discrète, sur une dangereuse bande de dealers composée de plusieurs hommes et une femme. Le repaire de cette bande contenait une grande quantité de plaques de cannabis, ainsi que 4065 comprimés de Pregabalin et plusieurs matériaux de coupure de cannabis. Un pistolet a été aussi saisi.

 

L'agent de transfert d'argent, le hold-up et les flics

Dans la zone industrielle d'El Mina, un employé d'une agence de transfert d'argent a reçu un appel de son patron, lui ordonnant de venir chez lui à la descente pour lui verser les recettes des derniers jours. Vers 20 h, l'agent se présente étourdi, affirmant avoir été victime d'un braquage en cours de route, et déclare que les malfaiteurs lui ont pris la somme de trois millions. Le patron est allé aussitôt déposer une déclaration de vol au commissariat El Mina 3. Après avoir écouté le plaignant, la police a convoqué l'agent qui a donné une première version des faits. Le lendemain, les flics l'ont à nouveau convoqué et sa seconde déclaration s'est un tout petit peu contredite avec la première.  Du coup, les enquêteurs doutent de sa véracité. Pour la police, l'agent est devenu suspect, mais ce n'est pas l'opinion du patron qui ne veut pas accuser son employé.

 

Mosy