
Pour la seconde fois depuis son accession à la magistrature suprême, le président Ghazouani s’est livré au jeu des questions-réponses avec la presse. La première fois, c’était en 2020, mais c’était, à l’époque, juste six journalistes triés sur le volet et représentant les organes de presse les plus crédibles. Cette fois la cellule de communication de la Présidence n’a voulu laisser personne sur le carreau : les journalistes et ceux qui se prétendent tels, les blogueurs, tous ont eu droit au chapitre. Si bien que la salle a refusé du monde. Et au moment où les questions ont commencé à être posées, ce fut le branle-bas de combat, chacun voulant ravir la vedette aux autres. Finalement, faute de temps, les questions se limiteront à quatorze, le Président n’ayant pas été bref dans certaines réponses. Au contraire, il a été même très long sur certains aspects comme la gabegie, le passif humanitaire, le champ gazier Grand tortue/Ahmeyim… survolant d’autres, comme la question du dialogue et des mandats où il n’a pas été catégorique, se contentant de dire qu’il respecterait la volonté du peuple.
Comme à son habitude, Mohamed ould Ghazouani est resté calme tout au long de l’exercice et a essayé de donner les réponses les plus détaillées possible à ses interlocuteurs. Parfois même un peu trop. Certes, des questions touchant la vie quotidienne du citoyen, comme la cherté du coût de la vie, ne lui ont pas été posées. Elles sont pourtant plus importantes que tout le reste. Mais est-ce sa faute si les interlocuteurs (choisis au hasard ?????) n’ont pas été à la hauteur des espoirs du peuple ?
Ahmed ould Cheikh




.gif)








.gif)