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23 August, 2026 - 23:39

État-civil : la régularisation de palestiniens relance le débat sur les citoyens privés de documents

La volonté des autorités mauritaniennes d’examiner la régularisation de la situation administrative de membres de la communauté palestinienne ravive le débat sur l’accès à l’état-civil, alors que des citoyens mauritaniens continuent de faire état de difficultés persistantes pour obtenir leurs documents d’identité.

Le secrétaire général du ministère de l’Intérieur, de la Décentralisation et du Développement local, Abderrahmane ould El Hassen, a reçu, le lundi 17 Août, le chargé d’affaires par intérim de l’ambassade de Palestine, Zaki Qadih. Les échanges ont notamment porté sur les procédures relatives à l’établissement des actes de naissance et des contrats de mariage, à l’obtention de numéros d’identification nationale, ainsi qu’à la situation des membres de la communauté palestinienne dépourvus de documents d’identité.

Selon l’ambassade palestinienne, le responsable mauritanien s’est engagé à assurer le suivi de ces dossiers auprès de la direction générale de l’état-civil et à œuvrer à leur régularisation, en coordination avec les services de l’ambassade de Palestine. Cette annonce intervient alors que des citoyens mauritaniens, notamment dans certaines localités du Sud du pays, continuent de dénoncer les difficultés rencontrées dans leurs démarches d’enrôlement et d’obtention de documents d’état-civil.

Plusieurs familles affirment ainsi que l’absence de documents se transmet d’une génération à l’autre. « Dans certains cas, des personnes sont aujourd’hui arrière-grands-parents, tandis que leurs enfants, petits-enfants et même arrière-petits-enfants vivent encore sans identité civile reconnue », a déclaré la députée Kadiata Malick Diallo, faisant état de témoignages recueillis auprès des populations concernées. La situation serait particulièrement préoccupante à Tokomadji et Toufoundé Civé, où les centres d’état-civil seraient fermés et n’assureraient plus leurs activités. Les habitants concernés seraient ainsi contraints de parcourir 70 à 80 kilomètres jusqu’à Kaédi pour tenter de régler leurs démarches administratives, déplore la parlementaire.

Selon les témoignages recueillis par la députée, ces déplacements ne débouchent pas toujours sur une solution. Après plusieurs démarches infructueuses et face à la répétition des difficultés, certains citoyens auraient fini par se résigner, estimant ne plus avoir de véritable perspective d’obtenir leurs documents. La démarche engagée en faveur de la communauté palestinienne soulève dès lors des interrogations sur l’égalité d’accès aux services de l’état-civil et sur la nécessité d’apporter également une réponse aux citoyens mauritaniens confrontés depuis plusieurs années à ces difficultés.

Les populations concernées réclament notamment la réouverture des centres d’état-civil fermés et la mise en place de mécanismes permettant de traiter les dossiers en souffrance et de régulariser les situations accumulées au fil des années. Au-delà de la dimension administrative, le dossier touche directement au droit à l’identité et à la reconnaissance juridique, avec des conséquences qui peuvent s’étendre sur plusieurs générations. Sa résolution apparaît ainsi comme un enjeu à la fois administratif, social et humain.

 

Disparités des précipitations en Mauritanie

Le bulletin de suivi de la saison des pluies publié par l’Office national de la météorologie fait ressortir de fortes disparités dans la répartition des précipitations en Mauritanie durant la période allant du 17 Mai au 14 Août 2026.

Les cumuls les plus importants ont été enregistrés dans le Sud du pays, notamment dans les deux Hodhs, l’Assaba et le Gorgol, avec des quantités comprises entre 200 et 300 mm. Deux foyers pluviométriques ont même dépassé les 300 mm, à Fassala, dans le Hodh ech-Chargui, et dans l’extrême Sud du Hodh El Gharbi. Le Trarza et le Sud du Brakna ont également enregistré des précipitations relativement importantes, comprises entre 100 et 150 mm. À l’inverse, les wilayas de Dakhlet Nouadhibou et de l’Inchiri, ainsi que certaines zones de l’Adrar et du Tiris Zemmour, ont connu les cumuls les plus faibles, entre 2 et 25 mm.

L’analyse des anomalies pluviométriques sur les 90 derniers jours fait par ailleurs apparaître des déficits compris entre 25 et 100 mm dans certaines parties du Sud du Hodh ech-Chargui, de l’Est du Hodh El Gharbi et du Sud du Gorgol. Des déficits plus légers ont également été relevés dans plusieurs zones du Nord et du centre du pays, tandis que des excédents pluviométriques ont été observés notamment dans le Nord du Hodh ech-Chargui, le Sud-ouest du Hodh El Gharbi, le Sud de l’Assaba, ainsi qu’en plusieurs secteurs du Tagant, du Gorgol, du Brakna et du Trarza.

Pour la période du 1er au 14 Août, un déficit modéré, compris entre 25 et 50 mm, a été enregistré au Sud du Hodh ech-Chargui et à l’Est du Hodh El Gharbi. Des déficits plus légers ont également concerné certaines zones de l’Assaba, du Gorgol, du Tagant et du Tiris Zemmour. En revanche, des excédents compris entre 10 et 50 mm ont été relevés dans plusieurs secteurs du Tiris Zemmour, du Tagant, de l’Adrar, du Hodh ech-Chargui, du Brakna et du Trarza. Ces données confirment ainsi une répartition très inégale des précipitations au cours de la saison des pluies, avec la coexistence de zones déficitaires et de foyers d’excédents pluviométriques à travers le pays.