Faits divers…Faits divers…

31 August, 2026 - 10:59

Meurtre dans la Vallée

À Boghé, sur la rive du fleuve non loin du siège de la moughataa, à côté des camions-frigos qui transportent le poisson, deux jeunes hommes – l’un issu des environs de Dar El Barka, l’autre sénégalais, berger de son état – se disputent une petite quantité de poudre blanche. Le sénégalais saisit un bâton et frappe son antagoniste mauritanien qui finit par lui soutirer son arme et en frapper à son tour son adversaire, avant de jeter le corps de celui-ci dans le fleuve. 

La police embarque le jeune mauritanien au commissariat et l’on entame des recherches pour retrouver le cadavre. On utilise l'aide de « thioubalous » spécialisés pour l’extraire de l’eau. On le remet ensuite à des sénégalais se prétendant membres de la famille du défunt. Mais, le lendemain, ces personnes ramènent le corps à Boghé en affirmant qu'elles se sont trompées. Le même jour, le premier conseiller de l'ambassade du Sénégal se rend dans la capitale dudit département, ainsi que le procureur de la République pour le Brakna venu établir le constat. Et c’est ainsi que le commissaire de police de Bababé se voit chargé de superviser l’enquête, car celui de la ville est absent.

 

La bande des « Vikings »

Ces temp-ci, les bandes de malfaiteurs pullulent partout à Nouakchott. Certaines zones sont à hauts risques avec un taux de criminalité très élevé, particulièrement Sebkha, El Mina, Dar El Beïdha, Basra, Neteg et El Kouva où personne n'ose mettre le nez dehors, la nuit. Au Nord-est vers Dar Naïm, Dar El Barka, El Hay Sakin, Zaatar et Tin Soueïlim, la situation est pire encore. Des dizaines de bandes de voyous et autres criminels occupent très tôt la rue et y sévissent sans crainte. À l'Est, Toujounine, Bouhdida, Mellah, El Vellouja, Tarhil, Gazret Chebab, Leegeïla, Dubaï et Tinweïch, la situation ne diffère guère des autres quartiers : l'insécurité persiste un peu partout. Arafat et Riyad aussi ne sont pas de reste. Leurs habitants ont toujours souffert de l’insécurité grandissante.

Cependant, il a été constaté, ces derniers jours, que des bandes s'embusquent de préférence dans les quartiers périphériques souffrant de pannes continues de courant. Ce qui permet à ces truands – qui se qualifient eux-mêmes de « Vikings » – de placer des obstacles dans les rues et axes goudronnés. Les véhicules passant à toute vitesse frôlent parfois le renversement. Une fois ceux-ci arrêtés, les bandits les encerclent pour braquer leurs occupants et les délester de tout. Celui qui ose résister est aussitôt agressé et parfois poignardé. Si une voiture remarque l'obstacle et ralentit pour virer, les lascars lui sautent dessus pour en ouvrir les portières, extraire chauffeur et passagers afin de les racketter. 

 

Le paradis des malfaiteurs

Nouakchott a connu, depuis plus de dix jours, des séries de délestages en continu, les pannes de courant durant parfois plusieurs jours. Certains quartiers de la ville ont ainsi vécu de longues nuits d'obscurité totale...

Malheurs des uns, bonheur des autres… Pourriture de grandes quantités de viande rouge, poissons et poulets que de pauvres familles conservaient pour leur ration mensuelle, en cette période où tout est devenu plus cher ; médicaments nécessitant une garde au frais gâtés, au grand dam des malades… Les ténèbres ont par contre encouragé les malfaiteurs que la lumière dérange le plus souvent. Occasion inespérée de sévir dans toutes les rues et des dizaines de personnes ont été ainsi braquées…

En une nuit à Mellah, trois personnes ont été poignardées au secteur 5 ; deux autres braquées et agressées non loin du stade ; des boutiques dévalisées. À Arafat, plusieurs personnes braquées ; une autre poignardée ; des boutiques « visitées » par des malfaiteurs. Plusieurs autres cambriolages, braquages et agressions ont été également signalés à Dar Naïm et à Toujounine…

Mosy