
Il faut bien savoir. En Mauritanie, il faut aller aux nouvelles. La formule ordinaire Chtari ou quoi de neuf rapelle qu'ici, chez nous, tout commence par d'abord demander qu'est ce qu'il y a à savoir. Des supputations les plus fantaisites aux rumeurs les plus extraordinaires. C'est comme ça que marche bon an, mal an le pays des commérages, des stupidités et des forfaitures. La Commission d'enquête formée sur un coup de tête par le président pour savoir pourquoi les transformateurs de la Somelec ont brûlé. Qui est responsable ? Qui a fait quoi ? Qui a empoché combien? Qui a donné à qui ? Qui a fourni quoi ? La commission de Kane et compagnie doit nous dire tout ça ? Quels sont les préjudices subis? Quels sont les dommages occasionnés ? Depuis le kilogramme de poisson pourri dans le réfrigérateur jusqu'à l'atelier de la menuiserie métallique qui n'a pas fonctionné depuis quelques jours. Tout ça, il faut bien qu'on nous dise qu'est-ce qui s’est réellement passé. Des responsables. Des ́Noms. Nous voulons des visages . Des wilayas. Des moughataas. Des fournisseurs. C'est vrai que les missions d'inspection. Les rapports concoctés et dont on nous a tant rabâché les oreilles depuis les années 80 à aujourd'hui n'ont jamais servi à rien. Juste quelques effets d'annonce orientés pour amuser la galerie. Des informations distillées à dessein pour contenir la colère populaire. Un président très fâché. Cette fois selon des témoins qui l'ont vu, le président était très furieux de savoir que la Somelec sabote le peuple. Comme dans l'histoire de l'eau, il s'est rendu sur place pour constater les bêtises à l'électricité. Rapports solennellement remis au président. Inspections générales pas générales. Commissions d'enquête. De tout ça comme a dit la sage hyène, il devrait avoir de " l'eau de la viande ".
Sneiba El Kory




.gif)








.gif)