
Le Secrétariat Exécutif National de lutte contre le Sida (SENLS), rattaché au Cabinet du Premier Ministre, a ouvert ce mardi 29 septembre 2026 à l’Hôtel SUNSET, un atelier de formation de deux jours destiné aux formateurs des départements ministériels et des institutions nationales sur la lutte contre le VIH/SIDA.
Des progrès encourageants, mais des défis persistent
Lors de son discours d’ouverture, le secrétaire exécutif national, le Dr. Brahim El Kory a souligné que les politiques nationales ont permis d’obtenir des résultats significatifs, maintenant la prévalence du VIH au sein de la population générale à un niveau bas de 0,13 %. Néanmoins, la surveillance comportementale et biologique indique des taux plus élevés au sein de certaines catégories sociales, nécessitant des interventions plus ciblées et l'implication de tous les acteurs.Ces actions s'inscrivent dans le cadre du Plan Stratégique National (PSN) 2022–2027, dont le coût global s'élève à 1 683 996 348 MRU, ainsi que du décret n° 2024-084/PM fixant le dispositif organisationnel de la riposte. Ce dispositif repose sur deux piliers : Le Comité National de Lutte contre le Sida (CNLS), présidé par le Premier Ministre, chargé du pilotage stratégique et le Secrétariat Exécutif National (SENLS), organe opérationnel.
Les bénéficiaires de la formation des formateurs prévue au cours de cet atelier sont au nombre de 24. Ils sont issus de différents secteurs ministériels et institutions publiques, dont les Oulémas, en plus de représentants de la fédération des transporteurs et des associations professionnelles (Biologistes et coiffeurs Esthéticiens).Un cadre juridique protecteur
L’atelier est également l’occasion de rappeler les dispositions majeures de la loi n° 2007-042, qui garantit : La stricte confidentialité des résultats des tests de dépistage (Article 20) ; l'accès gratuit et universel aux soins et traitements médicaux (Article 17) ; la prohibition de toute forme de discrimination envers les personnes vivant avec le VIH (Article 21), assortie de sanctions pénales allant jusqu'à six mois d'emprisonnement et 300 000 Ouguiyas d'amende (Article 22) et des pénalités pour la diffusion d'informations mensongères ou erronées sur les traitements ou la prévention (Article 10).Un programme axé sur la prise en charge et la planification
Le programme sur deux jours inclut des présentations sur le continuum de prise en charge (PEC), la situation des personnes vivant avec le VIH (PVVIH), ainsi que des travaux de groupe dédiés à l'élaboration de Plans d'Action Opérationnels (PAO) sectoriels. Les travaux s'achèveront le 30 septembre avec la remise des attestations de participation aux représentants des différents ministères et institutions.




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