
Des jeunes étudiantes roulées dans la farine
Des jeunes filles venues de l'intérieur débarquent à Nouakchott après avoir décroché le diplôme du baccalauréat. Avec un seul souci : comment poursuivre leurs études à l'étranger, de préférence dans le Maghreb arabe ? Au début du mois de Septembre, elles rencontrent le jeune O.A.H. qui se dit étudiant lui-même en Algérie. Il les assure que, grâce à ses relations, il peut les inscrire dans une université algérienne avec une bourse et logement en cité universitaire, le tout agrémenté d'un billet d'avion aller-retour. « Cela ne vous coûtera qu’un million cinq cent mille MRO », ajoute-t-il simplement.
Ravies de cette proposition, les demoiselles contactent leur famille respective qui s’empresse de réunir et verser ladite somme à O.A.H. qui l’encaisse aussitôt, en fixant au 18 Septembre la date du départ. Puis le voilà à les contacter quotidiennement, en quête des documents d'état-civil et diplômes indispensables aux démarches administratives. De quoi rassurer plus encore les jeunes filles et les familles. Et l’on se prépare ainsi pour le voyage en attendant le jour J…
Mais voici qu’à quelques jours de cette date, elles perdent soudain tout contact avec le jeune homme. Son numéro de téléphone ne répond plus. Le jour du départ arrive enfin sans qu'il ne se manifeste, preuve indubitable qu’il était un escroc. Les pauvres filles portent plainte à la police où elles apprennent que ledit numéro de téléphone était enregistré sur un nom différent de celui qu’O.A.H. leur avait communiqué. Jusqu'à présent, il n'a pas été épinglé et ses victimes se mordent les doigts.
Le guérisseur
Une petite maison sise dans un populeux quartier de la ville est toujours remplie de monde. Des hommes jouent aux cartes et aux dames, à l'ombre d'un gros arbre. Des femmes papotent et tous se démènent, dans un va-et-vient continu entre la maison et son alentour. A l’intérieur de celle-ci, un homme un peu corpulent, de taille courte et bizarrement vêtu, est assis dans une chambre. A côté de lui, des dizaines de talismans de toutes sortes, et, accrochées au mur, des cornes d'antilope... C’est lui qui reçoit les visiteurs, un-à-un ou parfois par couple ; puis les libère, après leur avoir fourni des gris-gris contre de l'argent.
En ce qui concerne les couples, il les laisse passer un moment dans sa chambre-à-coucher, pendant qu'il les attend dans son antichambre. Une fois la rencontre intime terminée, le couple ressort pour lui verser la somme convenue et quitte le domicile du marabout qui ne manque jamais de leur demander si « tout s’était bien passé ». Puis son planton fait entrer de nouveaux visiteurs…
On croise beaucoup de gens, y compris des cadres et des responsables, chez ce charlatan proxénète. Ceux qui croient en ses pouvoirs viennent chercher sa bénédiction ; les autres, le plaisir. Si un homme vient seul, lui voici aussitôt proposé de choisir l’une des visiteuses prêtes à s’isoler en sa compagnie. Le maître de céans n'a jamais été inquiété par les autorités : il serait protégé par des « bras longs », dit-on.
Des malfaiteurs braquent un domicile
Au quartier « Tiw » de Toujounine, l'insécurité a toujours prévalu. Des bandes de malfaiteurs circulent et sévissent sans crainte. Des dizaines d'agressions, de cambriolages et de viols ont été enregistrés durant les mois passés dans ce quartier... Une bande composée de quatre malfaiteurs ont notamment réussi à pénétrer dans une maison. Il n'y avait qu'un jeune homme et ses sœurs qu’ils ont tenus en respect avec leurs poignards et machettes et se sont emparés de tout objet léger de valeur : téléphone, bijoux, montres, parfums, etc.
Puis ils ont mis la main sur une importante somme d'argent, avant de fuir à bord de la Toyota RAV4 garée dans la concession et portant un numéro d’immatriculation étranger. Heureux que ces voleurs n'aient pas essayé de violer ses sœurs, le jeune homme ne s’en est pas moins rendu, le lendemain, au commissariat le plus proche, pour déclarer les vols et porter plainte, mais les quatre scélérats courent toujours.
Mosy




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