Tidjikja : « Pas d’alternative à l’eau », dixit le député Moustapha Ould Hamoud

4 November, 2026 - 17:04

À l'occasion de l'évaluation du programme d'urgence pour l'accès aux services de base, le député de la Moughataa de Tidjikja, M. Moustapha Ould Hamoud, a livré un plaidoyer d'une rare fermeté. Plaçant la question hydrique au-dessus de toutes les autres priorités, il a invité les élus à concentrer tous les investissements sur l'eau, quitte à mettre en veilleuse l'éducation, la santé et les infrastructures.

« Il n’y a pas d’alternative à l’eau. » Le ton est donné. Fidèle à son habitude et à son langage tranchant, le député de Tidjikja, M. Moustapha Ould Hamoud, n’a pas mâché ses mots lors de son allocution consacrée au développement local et aux programmes d'urgence. Pour lui, la survie même de la ville est aujourd'hui suspendue à la résolution de ses problèmes d'eau récurrents.

 

L'oued, poumon économique et vital de la cité

 

Sans eau, c'est l'exode qui guette Tidjikja. Le député a tenu à rappeler une réalité implacable : l'oued est le fondement absolu de l'économie locale, soutenant à la fois les palmeraies, le maraîchage et l’artisanat. À défaut d'une solution rapide et pérenne, les populations locales n'auront d'autre alternative que de migrer, vidant la ville de ses forces vives.

Si Ould Hamoud a salué les réalisations accomplies au cours de la première phase du programme d’urgence et les efforts consentis par les autorités publiques et les élus, il a exigé un changement radical de cap pour la seconde phase.

 

Un appel au "tout-eau"

 

Malgré les efforts déployés par les pouvoirs publics, les ressortissants de la ville, les stratégies passées et des projets divers (Projet oasis, PARP, Projet Etudes Tagant…), les approches n'ont, jusqu'à présent, pas réussi à enrayer la crise. De même, les recherches en eau destinées à approvisionner la ville s'éternisent.

Face à cette impasse, la position du parlementaire est sans équivoque : il faut cesser de disperser les investissements pour cette deuxième phase du programme d’urgence afin de régler définitivement le problème d’eau de la ville et de son oued. Le député a ainsi vigoureusement invité les élus — en premier lieu les maires — à orienter l'essentiel des budgets vers le secteur de l'eau, quitte à mettre provisoirement en veilleuse l'éducation, la santé et les autres infrastructures. Pour lui, seule une concentration exclusive et rigoureuse sur cette urgence permettra d'obtenir des résultats tangibles. M. Ould Hamoud n’a d'ailleurs pas manqué de rappeler que la pénurie touche également d'autres zones de production de la Moughataa de Tidjikja, en particulier la partie sud, aggravée par l'enclavement persistant des sites agricoles stratégiques, notamment les grands barrages.

A la fin de son intervention, M. Ould Hamoud a exhorté l'ensemble des acteurs — autorités administratives, élus locaux et services techniques — à maintenir le cap de la concertation. Une coordination étroite, certes, mais désormais subordonnée à ce qui constitue le défi existentiel de Tidjikja : l'accès garanti à l'eau pour tous.